MÉTIER
Bruno, 52 ans, est fraiseur numérique chez CIRCOR Industria qui conçoit et fabrique des composants et ensembles électrohydrauliques ou électromécaniques pour l’industrie aéronautique et spatiale.
Son père, fraiseur, lui a transmis sa passion pour son métier, et lorsque Bruno doit s’orienter, il s’inscrit naturellement en CAP/BEP Tourneur-fraiseur, puis en bac pro Productique. Ses études terminées, il fait son service militaire, alors obligatoire. Neuf mois plus tard, de retour dans le civil, il s’inscrit dans une agence d’intérim, une étape quasi obligatoire pour tout tourneur-fraiseur en recherche d’un travail, qui se verra ensuite proposer un CDD ou un CDI si le contrat se passe bien. C’est ce qui se passe pour son premier emploi où il va rester finalement huit ans, jusqu’à la fermeture de l’entreprise. « C’était une boîte familiale qui m’a permis de me perfectionner et d’apprendre. J’ai aussi découvert que je préférais le fraisage au tournage, qui sont deux procédés d’usinage différents, même si le savoir-faire est quasiment le même. »
L’usinage consiste à enlever de la matière pour obtenir une pièce de forme et de dimension précises. Le tournage implique de faire tourner une pièce de travail contre un outil de coupe, alors que, pour la seconde technique, on fait tourner une fraise contre une pièce de travail qui est, ici, fixe. « Le fraiseur crée des pièces plus complexes et donc plus variées. Je trouvais le métier plus diversifié. » […]