L’école de pilotage Esma-Airways Aviation située à l’aéroport de Montpellier-Méditerranée a été l’objet d’un incendie serait d’origine criminelle. Trois Diamond Aircraft DA42 ont été complètement détruits, plusieurs autres appareils ont été endommagés, voire irrécupérables, les avioniques ont fondu. Cet incendie s’est produit dans la nuit du 19 au 20 mai dans une zone en théorie sécurisée. Aucun blessé n’est à déplorer, mais on peut penser que cet événement aura nécessairement un impact sur les cycles de formations des élèves que les dirigeants vont s’efforcer de minimiser. Une dizaine d’avions est d’usage : seuls, quatre appareils ont pu être préservés. Pour la police et les membres de l’école, la thèse de l’incendie volontaire ne fait pas de doute puisque des bouteilles incendiaires ont été retrouvées dans les avions : des bouteilles de Cristalline avec une bougie à l’intérieur et un combustible à base de nitrate. Une bouteille incendiaire a même été déposée au pied d’une citerne qui aurait dû être pleine de jet A1…
L’école est aujourd’hui tout juste en mesure de mettre en l’air quatre appareils qui sont en partie en maintenance, un cinquième pourrait arriver dans les semaines qui viennent. Les gendarmes scientifiques sont restés quarante-huit heures sur la « scène de crime » avant de rechercher des preuves dans le hangar. Cet incendie s’est déroulé sur une zone excentrée de l’aéroport, il aura suffi de couper un bout de grillage pour y pénétrer. Les responsables de l’ESMA Airways Aviation France estiment d’ores et déjà que cet acte de vandalisme aura des répercussions sur les opérations de formation en cours. La direction de l’école affirme tout mettre en œuvre pour atténuer les perturbations. Le préjudice a été estimé à trois millions d’euros, mais il va également concerner plusieurs élèves : trente-cinq sont dans la phase ATPL théorique, tout en ayant déjà payé toute la formation, quatre viennent de rentrer en ATPL et eux n’ont donc pas tout payé, il y a également 44 élèves qui étaient en formation pratique à des stades plus ou moins avancés. Reste la question : à qui profite le crime ? On a voulu flécher la responsabilité vers des militants écologiques de type Action Rébellion… Ce n’est pas leur signature, ils seraient plutôt enclins à repeindre les avions en vert.
S’agit-il d’un acte d’un individu dépressif ou un riverain excédé par le bruit ? Peu probable, les avions commerciaux sont nettement plus bruyants, mais également nettement moins accessibles que les appareils de l’aviation générale. Peut-être, cet incendiaire a-t-il voulu attirer l’attention sur l’école ? Il faut explorer, comme c’est le cas à chaque fois, toutes les pistes classiques. […]
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