TRANSPORT AÉRIEN
Porto a été l’une des premières destinations de Transavia quand elle a été fondée. Romain est l’un de ses pilotes, entré dans la compagnie il y a deux ans. Vol AR en jumpseat vers Porto.
La salle des ops est assez modeste, tout en vert, bien sûr, couleur de la compagnie Transavia. Des canapés pour converser, refaire le monde ou parler de son vol et des boxes pour s’isoler et vérifier le dossier de vol avec son captain. Aujourd’hui, je vole avec Romain Morbidelli et Vincent Daubagna, le commandant de bord. Direction Porto. Pour parvenir à cette zone réservée, c’est un vrai jeu de pistes dans l’aérogare 4 d’Orly, des sas, des escaliers…
La première chose à faire en entrant est de vérifier sur un grand écran, au-dessus de l’accueil, que son vol est bien programmé et son numéro de box associé. Pas de surprise, le vol TO 7606 pour Porto est bien affiché. D’autres pilotes s’affairent à leur vol, sur une terrasse, certains prennent le soleil avant de voler, l’ambiance est détendue. Je suis Romain dans une alcôve, nous vérifions ce que les OPS nous ont préparé avec un logiciel dédié qui compile toutes les informations du vol. Le niveau de vol prévu est le FL370, avec un temps de vol de 1 h 45. Le fuel mini est prévu à 6,9 tonnes. Mais, là, maintenant, une heure avant le vol, Romain affine le dossier en fonction des conditions du moment : route, NOTAM, piste fermée, etc. Il faut deux terrains de dégagement si la destination n’est pas accessible. La météo des terrains sur la route est bonne et, jusqu’à Nantes, il y a une excellente visibilité.
L’avion arrive de Toulon, ce qui simplifie les conditions de fouille de sûreté. 189 pax sont attendus. Le 737 de notre virée est le F-HTVU, sa fiche technique indique qu’il a les moteurs les plus puissants (26K, soit 26 000 livres de poussée par moteur) et qu’il s’agit d’un avion SFP (Short Field Performance avec des particularités aérodynamiques particulières). La MEL (minimum équipement list) montre un feu de queue défaillant, un détail qui n’impacte pas le vol. Bilan de ce « check » de salle d’ops, l’avion est fonctionnel, la météo est bonne, il n’y a pas de menaces et il y a 735 nautiques à couvrir. […]