SALON
Au moment de boucler ce numéro, le salon du Bourget commençait. Gérard David est allé en éclaireur et en coulisse, avant l’ouverture officielle du lundi 16 juin, et cela lui a amené une réflexion sur les absents et ceux passés inaperçus.
Au Salon du Bourget, il y a les grands, voire les très grands, qui trônent fièrement et à grand prix dans leur double allée de chalets, tous inaccessibles au public, avec vue directe sur les pistes pour les meilleurs. Il y a aussi, dans les différents halls, mélangés comme sur le statique, la myriade des fournisseurs, consacrés ou entrant sur le marché, et les startups devenues entreprises ou en passe de le devenir comme Aura, VoltAero, Ascendance, Élixir ou encore Turbotech. Et puis, il y a les absents, ceux qui, pourtant bien installés dans l’aéronautique, ne voient pas leur intérêt d’y participer et les nouveaux qui, par faute, non d’avenir, mais de moyens, aimeraient ne pas avoir tort de ne pas y être.
C’est à eux que nous pensons surtout cette année et c’est d’eux dont nous parlerons, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Et si nous ne disons pas du bien d’eux, qui en dira ? Les petits, les sans grades resteront pour nous les bourgeons du Bourget, appelés peut-être à fleurir demain. « Et les fruits passeront la promesse des fleurs », en espérant que l’annonce du poète, celui qui fait, étymologiquement, devienne réalité.
Retour sur l’événement qui draine les constructeurs, les motoristes et les équipementiers du monde entier, en l’absence, première du lot, des aéroports sans lesquels il n’y aurait pas d’aviation. […]