ÉLECTRIQUE
En juillet a eu lieu la première traversée de la Manche effectuée par un Velis Electro. Vinci Airports soutenait activement l’Elektro Tour 2025, ce qui a aussi permis de mettre en lumière les efforts des aéroports en matière de décarbonation.
Pour relier Lyon-Bron à Annecy, en passant par la traversée de la Manche – la première en avion électrique, 114 ans, mois pour mois, après celle de Blériot – et par Gatwick, l’Elektro Tour aura mis trois semaines de vol non polluant, de logistique conséquente et d’accueils enthousiastes, en 57 étapes, nécessaires pour la recharge des batteries, dont neuf ont eu lieu sur des aérodromes appartenant au réseau Vinci Airports, l’un des partenaires du Tour.
Cette initiative louable et réussite remarquée, à la fois pour la technique sol et vol du Velis Electro et la performance humaine des quatre jeunes pilotes alternativement aux commandes, nous donne l’occasion de faire un point sur le sujet en s’interrogeant sur les perspectives de ce succès.
Même si le seul avion électrique certifié au monde – hors Chine –, compte-tenu notamment de son autonomie réduite de l’ordre de 30 mn pour voler en toute sécurité, n’est indéniablement pas conçu pour les navigations aériennes, il peut s’avérer utile pour l’école de début et précieux en matière de communication environnementale avec les officiels et les riverains. Certes, comme l’a écrit fin juillet, le journal Ouest-France, à la suite du premier crash, à Morlaix, – heureusement sans victime – d’un avion de ce type : « Avec cet accident, ce modèle a ouvert de bonne heure le bal de l’avion électrique. » Ouverture pourtant nécessaire, en dépit – ou précisément à cause – des risques qu’elle comporte, qui n’ôte rien, bien au contraire, au courage de l’expérience tentée et à la vertu innovante de ces pionniers de l’aviation légère qui, de Morlaix à Chambéry et de la France à l’Angleterre, explorent un nouveau domaine de vol qu’emprunteront peut-être demain d’autres appareils : commerciaux, intrarégionaux d’abord, puis extrarégionaux, avant de devenir européens, puis intercontinentaux. […]