MÉTIER
Alexandre, 61 ans, est inspecteur des opérations en vol hélicoptère au sein du Pôle d’expertise du personnel navigant (PEPN) de la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC).
Alexandre Antunes a choisi de devenir pilote professionnel d’hélicoptère alors qu’il avait une vingtaine d’années. Il entre en formation intégrée qui l’amène directement au PP (H), aujourd’hui le CPL (H). Les premières années sont difficiles. Alexandre trouve par-ci, par-là des missions pour effectuer des liaisons techniques, accompagner des pilotes privés, etc. En parallèle, il passe les certificats du pilote de ligne et, plutôt bon en théorie, il forme au sol des pilotes, ce qui lui permet de compléter ses revenus.
Alexandre arrive tant bien que mal à monter ses heures de vol, ce qui lui permet de signer ses premiers CDD auprès de différents exploitants, lors de la saison estivale, puis hivernale : baptêmes de l’air, tractage de banderoles… À 300 heures, il valide sa qualification d’instructeur, le vol de nuit, et forme désormais en vol. En dix ans, il va atteindre les 1 000 heures de vol, et s’ouvrent à lui de nouvelles opportunités. Il est notamment embauché en CDI chez Mont Blanc Hélicoptère (MBH), à 32 ans. « Les pilotes d’hélicoptère civil font souvent face à quelques années de vaches maigres à leurs débuts. Détenir une double compétence : commercial, informatique [pour lui, c’étaient les cours théoriques], permet de mettre un pied chez un exploitant. Un autre point important aussi est d’accepter la mobilité. » […]