AVIONIQUE
Bénéficier d’une connexion Internet haut débit, fiable pendant toute la durée d’un vol, c’est aujourd’hui techniquement et économiquement réalisable grâce à Starlink. C’est l’occasion de faire un tour d’horizon de toutes les solutions de connectivité dans nos cockpits.
Pendant des années, nous avons préparé nos vols au sol, avec des estimations de vent, remplissant à l’avance des logs de navigation d’une précision discutable. Puis les téléphones mobiles intelligents sont arrivés et on a commencé à trouver des solutions bricolées pour récupérer quelques données en vol pendant les brèves minutes où « on avait des barres ». Si les communications 4G et 5G se sont améliorées au fil des années, elles n’offrent toujours pas un niveau de fiabilité nous permettant de compter réellement dessus. Aujourd’hui, on n’en est plus là ! Et de loin ! Il existe bien des solutions de connectivité applicables à nos avions.
Il existe plusieurs solutions pour récupérer des données en vol. Mais avant de choisir et d’investir, il faut se poser des questions fondamentales : quelles données, à quelle vitesse, quelles limites acceptables en raison du choix du réseau, quelle fréquence d’utilisation ? Solution mobile ou fixe ? Solution certifiée et fonctionnant directement avec l’avionique de bord ?
Cela comprend également les tablettes électroniques munies d’une puce de téléphonie. Avec ces appareils, on bénéficie d’une connexion à Internet tant que le réseau est disponible. Aucune garantie de couverture, de disponibilité ou de qualité de la connexion. On peut se trouver dans une zone de non-réception au-dessus de la campagne et il est impossible de prévoir lorsque la solution sera fonctionnelle ou non. Plus on vole haut, moins les résultats sont probants.
En règle générale, au-dessus de 3 000 ft ou dans des régions de faible densité de population, les connexions sont peu fiables ou inexistantes. Les lois de Murphy étant ce qu’elles sont, c’est toujours au moment où vous en aurez réellement besoin que la connexion sera aux abonnés absents et en cas de météo se dégradant rapidement, la dernière chose dont un pilote a besoin est le stress supplémentaire de ne pas pouvoir accéder à une information vitale. […]