ANGLAIS AÉRONAUTIQUE
Depuis 2008, nous devons nous soumettre à un examen d’anglais aéronautique avant de pouvoir traverser les frontières nationales à bord d’un avion certifié. Que nous soyons PPL, CPL ou ATPL, la règle est la même. Nous revenons sur cette obligation du FCL.055 qui concerne aussi les VFR.
Auparavant, la réglementation était relativement similaire. Les pilotes privés voulant s’envoler vers l’étranger, devaient avoir passé au moins la QRRI (qualification de radiotéléphonie restreinte internationale), une version allégée de la QRI (qualification radio internationale) qui était obligatoire pour les professionnels. Celle-ci s’obtenait simplement lors d’un vol avec un examinateur agréé par la DGAC à cet effet.
2008, l’année de mise en place des examens à la mode OACI, a sonné le glas de bien des carrières professionnelles. Lors du premier examen officiel à Athis-Mons, dans les locaux de la DGAC, on a assisté à une hécatombe. Moins de 40 % des pilotes présents aux deux premières sessions ont réussi à obtenir le niveau 4, niveau minimum à atteindre pour pouvoir voler à l’étranger ! Comme il s’agissait, en écrasante majorité, de pilotes de ligne, volant par définition vers des destinations étrangères, cela a fait souffler un vent glacial dans le landerneau aéronautique. Plusieurs facteurs expliquaient ce naufrage : les pilotes pros n’étaient pas préparés à l’examen, persuadés que leur expérience internationale leur permettrait de le passer haut la main. Mais la DGAC avait pris soin de le compliquer à l’extrême, utilisant des bandes-son mettant en scène des contrôleurs à l’accent incompréhensible et en ajoutant parasites et souffle sur les enregistrements. À se demander s’il n’y avait pas un règlement de compte organisé par les examinateurs envers les pilotes ! […]