EMPLOI
Les études des constructeurs d’avions ont toujours été optimistes. La nouvelle donne est que le transport aérien est reparti avec son cortège de besoins durables en personnels : pilotes, mécanos, PNC et tous les autres.
Toutes les études sur le transport aérien parviennent aux mêmes conclusions : le trafic est sensiblement reparti depuis la COVID. La principale conséquence de cette constatation est que l’écosystème aérien va rester un grand pourvoyeur d’emplois pour les années à venir, et cela dans un spectre large d’activités et de métiers. Sans compter qu’il est confronté à un enjeu majeur : celui de sa décarbonation. Selon le constructeur Airbus, il était, en mars 2025, de 108 % du niveau de 2019 pour le trafic international et de 111 % pour le trafic domestique au plan mondial. Les grands constructeurs actualisent tous les ans leur vision du futur, ils demeurent très optimistes sur l’évolution de ce trafic.
Dans la dernière mouture du Commercial Market Outlook, Boeing estime, lui, la flotte mondiale à près de 50 000 appareils à l’horizon 2044 ; d’ici là, le constructeur va livrer un peu plus de 43 600 appareils, près de la moitié (22 490) est liée à la croissance du trafic aérien attendu, voire prévu, par Boeing, l’autre part (21 110 appareils) constitue le remplacement des flottes devenues trop vieilles. Cette étude de Boeing est un document classique, il prend compte de l’évolution des demandes de voyages, des PIB et de divers autres paramètres, reflétant une situation conjoncturelle.
L’information la plus importante est que le constructeur mise bien sur une croissance du trafic aérien de l’ordre de 4,2 % par an, soit des chiffres proches de l’avant COVID. De même est attendue une croissance de l’activité cargo avec une augmentation de la flotte de l’ordre de 67 %. Le chiffre de la croissance du trafic aérien reste une moyenne. Le constructeur ventile cette hausse selon les différentes régions du monde ; les taux les plus élevés se situent en Asie, en Chine et en Afrique. […]