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On en sait désormais davantage sur l’incident qui a conduit au premier déclenchement du système Garmin Autoland en conditions réelles. Le déroulement des faits est désormais beaucoup plus clair.
L’avion était en phase de montée, passant 23 000 pieds après avoir quitté Aspen lorsqu’il a subi une perte rapide de pressurisation, a indiqué Chris Townsley, PDG de Buffalo River Aviation.
Les deux pilotes ont immédiatement enfilé leurs masques à oxygène, tandis que les systèmes d’urgence Garmin de l’appareil se sont activés comme prévu dès que l’altitude cabine a dépassé les limites de sécurité. L’Autoland s’est donc déclenché automatiquement, détectant une situation où les pilotes auraient pu être incapables en raison d’une hypoxie.
Le système a sélectionné l’aéroport métropolitain des Montagnes Rocheuses, a dirigé l’avion vers le terrain et a communiqué automatiquement avec le contrôle du trafic aérien, diffusant notamment des messages faisant référence à une possible incapacité des pilotes. En réalité, après le déclenchement automatique de l’Autoland, les pilotes ont décidé de laisser le système gérer la situation.
Selon Townsley, ces communications automatisées ont conduit à des rapports initiaux erronés affirmant que les pilotes étaient incapables de piloter l’appareil.
Garmin a confirmé que l’événement du 20 décembre marque la première activation réelle du système Autoland depuis son introduction en 2019, aboutissant à un atterrissage réussi sans blessé. Buffalo River Aviation a précisé qu’aucun passager ne se trouvait à bord au moment des faits et que l’avion a repris du service le lendemain sans incident. L’Administration fédérale de l’aviation a, quant à elle, confirmé mener une enquête sur l’événement, précisant que le système d’atterrissage automatique d’urgence a été activé après la perte de contact entre l’avion et le contrôle aérien.
Notre premier article sur le déclenchement du système Autoland