FORMATION
Lui-même examinateur, Christophe Baulard déroule le test pratique du PPL/LAPL, dernière étape avant de devenir commandant de bord : qu’est-ce qui est attendu de vous ce jour important et comment mettre toutes les chances de votre côté.
Passer l’épreuve pratique du PPL ou LAPL est une grande étape dans la vie d’un pilote. Que ce soit à des fins de loisir ou pour poursuivre une carrière professionnelle, ce jour marque l’aboutissement d’un long parcours de formation, fait d’efforts, de doutes et de progrès. Pour l’instructeur, accompagner son élève jusqu’à ce moment décisif est un savant mélange d’exigence, de bienveillance et de méthode. Pour l’examinateur, c’est à la fois une responsabilité et le plaisir de donner sa liberté à un nouveau pilote. Comment maximiser les chances de réussite tout en formant un pilote sûr, autonome et réfléchi ? Que faut-il pour convaincre l’examinateur ?
Un test technique, mais pas seulement !
Le test pratique est souvent perçu comme une évaluation purement technique. On l’assimile à une suite d’application de procédures, de check-lists, de manœuvres, de pannes simulées, de navigation. Si cela a été vrai il y a quelques années, la façon d’évaluer un pilote a beaucoup évolué. Aujourd’hui, qu’il s’agisse d’un examen de pilote privé ou d’un test ATPL, une importance particulière est accordée au comportement, à la gestion du stress et à la prise de décision.
En aviation générale, selon l’EASA et le BEA, plus de 70 % des accidents ont une origine humaine directe ou contributive. Fatigue, stress, mauvaise communication ou excès de confiance peuvent avoir plus d’impact qu’une erreur de pilotage. Le pilote reste le premier maillon de la sécurité. […]