TRANSPORT AÉRIEN
Pascal de Izaguirre, dirigeant de Corsair et de la FNAM, brosse à l’occasion des vœux à la presse une image contrastée du transport aérien français. Il demande toujours une baisse de la fiscalité qui pénalise la France.
À l’occasion de ses vœux à la presse, la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM) en a profité pour dresser un état des lieux du transport aérien français, replacé dans un contexte international. La situation du transport aérien au plan mondial est, comme toujours, logiquement contrastée entre les régions où il se développe plus vite qu’ailleurs et celles où il est arrivé à maturité, comme en Europe ou aux États-Unis. Les deux grands chiffres sont connus : 5 milliards de passagers transportés et près de 1 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour les compagnies aériennes, un chiffre IATA qui regroupe près de 360 compagnies dans le monde.
Globalement, 2 025 a été moins bonne que 2 024. L’écart le plus important concerne le continent asiatique où le taux de croissance du transport aérien a été réduit de moitié, de 17 à 8,5 % entre 2024 et 2025, mais cette tendance s’observe partout dans toutes les zones. Pour 2026, le trafic devrait se stabiliser avec une légère baisse, mais c’est en Europe et aux USA qu’il est le plus faible, respectivement 3,8 % et 1,5 % C’est encore l’Asie Pacifique qui sera devant avec un taux de croissance de 7,3 %. À l’horizon 2043, l’Europe aura de nouveau le taux le plus faible : 2,3 %.
Le dirigeant a également rappelé que la demande d’avions restait plus forte que la production, Airbus n’ayant pas encore retrouvé son niveau de 2019. Les délais étant de plus en plus longs, les compagnies prolongent leurs appareils, ce qui fait également pression sur le marché de l’occasion où les avions sont donc plus rares à trouver. […]