PILOTAGE
Les modèles météo numériques en grille. Que sont-ils ? Comment préparer sa météo avec Windy et que dit la réglementation ? Peut-on réellement se passer des outils classiques ? Voici les questions que nous nous posons dans cet article.
Préparer soigneusement sa météo est un indispensable pour tout vol. Nombreux sont les pilotes qui se sont fait surprendre par une mauvaise conscience de la situation météo ; soit parce qu’ils n’ont pas suffisamment pris le temps d’étudier le ciel, soit parce qu’ils sont passés à côté d’un phénomène important. Météo France rappelle dans son Guide aviation que les causes d’incident les plus fréquentes et en lien avec la météo sont : un vent défavorable mal pris en compte ayant pour conséquence une panne d’essence ou une arrivée de nuit non prévue, des brouillards ou nuages bas, et les cumulonimbus, notamment ceux accrochant le relief.
S’il est des jours où la lecture de la TEMSI semble illusoire parce qu’il fait beau ou, à l’inverse, que la météo est exécrable, il arrive aussi que les pilotes se fassent des cheveux blancs en passant de longues minutes à scruter les cartes, à attendre la TEMSI d’après, le METAR ou le TAF suivant.
L’aviateur VFR a besoin de connaître la situation météorologique régionale, ainsi que le vent, la hauteur du plafond, la nébulosité et la visibilité générale. Si les conditions ne sont pas VMC, alors le pilote IFR a besoin d’informations encore plus précises comme la température des couches nuageuses pour éviter ou gérer le givrage, la présence ou l’absence de nuages convectifs… Ces paramètres influent évidemment sur la stratégie du vol selon le niveau d’équipement de l’avion en IFR : radar météo pour la convection, système de dégivrage plus ou moins efficace, mais aussi pilote automatique ou directeur de vol pour les cas d’approches IFR en monopilote par visibilité inférieure à 800 m. […]