CARNET DE VOL
En mai 2025, Lucas a réalisé une navigation en D113 sur quelques jours, avec pour objectif de réaliser un tour des aérodromes sur lesquels il avait envie de se poser depuis un moment. Entre tente et gîte, aéroclubs et musées, son but était de partager des instants aéro.
Mon copain de voyage ayant décidé de mettre fin à sa carrière aéronautique, je me retrouve donc seul pour voyager une dernière fois avant quelque temps, puisque nous attendons un enfant et que mon épouse m’a donné quelques jours de permission. L’idée est faire une bonne partie des heures de l’année avant la naissance, mais comment ? Partir seul à l’étranger avec un avion de voyage ou alors prendre une machine plus modeste et partir moins loin au cas où ?
Ayant eu une jeunesse faite de camping, de popote et d’aventure, j’opte pour la seconde option. Dans ces circonstances, un petit tour de France semble approprié et raisonnable – ce sera aussi un tour des automates TOTAL. Je vais profiter de ce voyage pour me rendre sur des terrains qui me font de l’œil depuis un moment et, pour joindre l’utile à l’agréable, qui ont des musées qui m’intéressent.
Cette fois la monture sera le D113 de l’EPAM, l’École de pilotage des apprentis mécaniciens émane de l’IMAA, un centre de formation en maintenance aéronautique basé à Annecy ; à noter que l’avion a été construit par les élèves [lire aussi l’encadré]. Afin d’être autonome, je me fais prêter une petite tente légère ainsi qu’un vélo pliable.
Le départ est différé de deux jours cause météo. Il ne faut pas prendre de risques de ce côté-là, l’avion n’a ni horizon artificiel ni conservateur de cap. Sage décision, car la météo sera excellente sur tout le trajet avec même, parfois, un peu de vent arrière.
Jour 1 : Annecy – Montargis – La Ferté-Alais
Vol sans histoire jusqu’à l’approche du Morvan. En effet, les RTBA du coin sont actives jusqu’au FL65 et ça commence à cumuler de manière assez dynamique. Je ne voudrais pas me retrouver à zigzaguer entre des cumulus qui montent plus vite que le D113 qui peine à atteindre les altitudes stratosphériques pourtant inférieures au FL100. Je décide de les contourner, sauf que je dévie plus au nord que prévu et que je distingue une autoroute et un lac qui ne devraient pas être là… Je finis par sortir le GPS que j’ai emmené en secours – je prévoyais de naviguer principalement à l’ancienne – et me rends compte qu’effectivement, j’ai dévié plus que prévu. Le GPS ne me quittera guère plus pendant le reste du voyage. […]