GIRAVIATION
Hélico ULM ou autogire ? Nous vous donnons quelques pistes pour vous aider à choisir votre voilure tournante, si vous êtes décidé à passer le pas.
En guise d’introduction, voici quelques chiffres officiels. Selon le rapport d’activité 2024 de la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), le nombre de licences de pilote privé hélico PPL (H) valide au 31/12/2024 était de 935 ; à titre comparatif, vous étiez 21 577 pilotes privés avion PPL (A) ! On peut y additionner 49 LAPL (H) et 4 081 LAPL (A) – Light Aircraft Pilot Licence, la licence européenne « allégée » et donc plus restreinte. Du côté des ultralégers qui ont aussi leurs voilures tournantes, la FFPLUM comptabilisait en 2024 : 1 346 licences autogire (classe 4) et 307 hélicos ULM (classe 6). Et en ce qui concerne les autres classes, étaient enregistrées auprès de la fédération : 11 796 licences multiaxe, 2 907 licences paramoteur, 2 123 licences pendulaire, 27 pour les ballons. Statistiquement, les voilures fixes ont la cote…
Et pourtant, nombreux sont les pilotes à rêver de la voilure tournante qui est bien souvent synonyme de liberté absolue. Le premier argument avancé est la possibilité de s’affranchir de la piste, et plutôt que de voler d’un point A vers un point B, de pouvoir se poser – presque – n’importe où dès lors que l’on y est autorisé, en faisant court. Deuxième argument : la possibilité de « danser » avec sa machine. L’hélicoptère est intrinsèquement instable et le maîtriser demande une coordination parfaite de la part de son pilote, le stationnaire étant une phase clé de cet apprentissage. Notez cependant que si l’on retrouve ces deux principales caractéristiques chez l’hélico ULM, plus proche du certifié, cela n’est pas vrai pour l’autogire dont le fonctionnement est différent, puisque son rotor n’est pas relié au moteur, nous y reviendrons plus tard. Enfin, la communauté compare souvent l’hélico à un balcon volant grâce à son excellente visibilité, avec l’impression d’être suspendu dans le vide, ce qui offre une vue imprenable sur les paysages survolés. […]