AVIONIQUE
Trente ans après l’intégration du Système de Positionnement Global (GPS) dans nos cockpits, il est indéniable que cette technologie représente l’une des avancées les plus significatives de l’aviation générale contemporaine. Il convient dès lors de s’interroger sur les innovations majeures qui façonneront l’avenir de ce secteur. C’est le cas des atténuateur de turbulences et HUD.
De nombreuses nouveautés technologiques nous ont émerveillé ces dernières années. Elles proposent un grand éventail de solutions, que ce soit les pilotes automatiques permettant au pilote de vérifier qu’il n’y aura pas de dépassement du domaine de vol, même s’ils ne sont pas en fonction, les détecteurs fixes et portables permettant de repérer la présence d’autres appareils à proximité ou encore les systèmes rendant l’aéronef entièrement autonome pour son atterrissage.
Si tous ces équipements ont réussi leur entrée sur le marché commercial, dans l’ombre, des dizaines de développeurs travaillent d’arrache-pied pour mettre au point la prochaine révolution technologique qui fera date en aviation générale. Certains de ces produits découlent d’idées formulées il y a déjà plusieurs années, mais ils n’ont pas été adoptés en masse par la communauté des pilotes ou par les constructeurs. Deux sociétés ont attiré notre attention, car elles travaillent sur des technologies qui, selon nous, vont forcément émerger dans l’avenir et provoquer une rupture technologique dont nous serons à la fois témoins et clients.
Atténuateur de turbulences
Tous nos passagers ont à un moment ou un autre, lors de leurs premiers vols, verdi sous l’effet d’un ciel aux cumulus actifs ou aux turbulences de relief. Il faut reconnaître qu’elles sont désagréables, voire anxiogènes pour bien des personnes et c’est sans tenir compte des turbulences plus fortes, capables d’entraîner des blessures à la suite du contact d’un crâne avec la verrière.
De tout temps, les pilotes ont immédiatement remarqué la différence de sensibilité à l’aérologie ambiante entre plusieurs types d’avions. Le principal juge-arbitre est la charge alaire. Plus celle-ci est importante, plus l’inertie apparente de l’avion est importante et donc la sensibilité à la turbulence est plus faible. Ceci explique facilement le ressenti des équipages à bord d’avions différents dans les mêmes conditions atmosphériques. Dans un Mooney ou un Bonanza, la charge alaire est élevée, dans un Cessna 172, on est dans une bonne moyenne, dans un Jodel ou un DR400, elle est bien plus faible (et on ne vous parle même pas d’un planeur !). […]