MAINTENANCE AÉRONAUTIQUE
Le secteur de l’aviation générale cherche mécaniciens avion : formation trop longue, inadaptée, salaires pas assez attractifs, il y a pénurie et ce manque chronique dure depuis plusieurs années. Il faut impérativement médiatiser le secteur, les besoins et valoriser le métier.
L’aviation générale est un secteur stratégique. C’est un peu grandiloquent, mais nous le serinons depuis des années : toute la vigueur du monde aéronautique, sa richesse et son maintien dans le temps reposent sur la passion et l’engouement que cette petite aviation fait naître dans la tête des hommes et des femmes. Le premier contact avec ce qui vole a souvent lieu sur un terrain d’aviation. L’aviation générale, c’est d’abord le premier secteur de formation des pilotes civils et militaires qu’ils passent par des aéroclubs ou des écoles de pilotage. L’aviation commerciale s’appuie sur cette veine, les avions de l’AG servent à du transport de passagers, d’organes, de la surveillance, de la prise de vue, aux mesures, ce qui constitue le travail aérien. Qui sait que l’on compte les baleines en avion ? Qui sait que l’on surveille les lignes à haute tension avec des hélicoptères quand les drones ne le peuvent pas ? Qui intervient en montagne pour sauver des hommes ? Qui achemine des malades dans les hôpitaux de province ?
Évidemment, le grand public, celui qui peut se laisser influencer par des thèses jusqu’au-boutistes, ne sait pas grand-chose sur l’importance de ce secteur ou alors il l’a oublié après la phase COVID. Comme ces hommes politiques et ces grands dirigeants qui utilisent ces précieux moyens de transport pendant leurs campagnes et qui s’empressent de les oublier par la suite. C’est aussi un territoire d’expérimentation et d’innovation…
L’aviation générale, la base de tout le système aéronautique
Voilà pourquoi ce secteur est capital, et ses usages hélas mal connus. Et pourtant, il est clairement menacé par une pénurie de mécaniciens, phénomène connu depuis plusieurs années. C’est notamment le Groupement des industriels et professionnels de l’aviation générale (GIPAG) qui tire souvent la sonnette d’alarme, mais les institutions de l’aviation civile, EASA et DGAC, donnent le sentiment de « regarder passer les trains », en déployant une énergie minimale pour corriger la trajectoire d’une catastrophe annoncée. […]