TRANSPORT AÉRIEN
Le dernier rapport de la chaire Pégase, dirigée par Paul Chiambaretto, montre à quel point le transport aérien est capital pour le développement touristique de la France, pas simplement au plan du transport des passagers…
Trop de taxes sur l’aérien plombent l’attractivité de la France sur le plan touristique. C’est l’un des constats, ce n’est pas le seul, du dernier rapport de la chaire Pégase qui dépend de Montpellier Business School (MBS). Pendant plusieurs mois, elle a étudié l’impact du transport aérien sur l’attractivité du pays. Ses conclusions sont, comme à chaque fois, totalement pertinentes pour comprendre ce secteur. Ce laboratoire d’études est dirigé par Paul Chiambaretto, professeur à la MBS qui est accompagné par plusieurs experts. La chaire Pégase s’est quant à elle fait connaître avec son premier rapport qui expliquait que le grand public avait une perception biaisée et fausse du transport aérien.
Cette nouvelle étude a voulu évaluer le lien entre le transport et le tourisme français qui est l’émanation de l’attractivité, cela dans un environnement très concurrentiel. Elle montre qu’au-delà de l’attraction touristique du patrimoine français, l’aérien, à la fois le transport et les installations aéroportuaires, conditionne la réussite de l’économie touristique et la captation de valeur de ceux qui nous visitent. Et en France, ils sont cent millions par an, mais l’Espagne nous concurrence sévèrement avec 94 millions de touristes par an. De plus, le pays valorise mieux ses infrastructures et les clients restent deux jours de plus en moyenne et génèrent 100 milliards de recettes par an, contre 70 pour la France. Notre trafic long-courrier semble stagner, celui l’Espagne et de l’Italie décolle. Pour identifier l’impact de l’aérien sur l’attractivité (ou le tourisme), Paul Chiambaretto a décidé de questionner deux populations de touristes hors Europe. Ce choix était dicté par le fait que cette population long-courrier dispose de moyens économiques plus importants lors de séjours plus longs en Europe, sa contribution est donc plus élevée que celle des clients européens qui séjournent chez nous et qui ont un niveau de dépenses moins élevé.
L’avion, un levier économique majeur
Le document montre en propos préliminaires, finalement ce dont tout le monde pouvait se douter : les pays qui ont les infrastructures aéroportuaires les plus efficaces : qualité, coût, nombre de compagnies, sont ceux qui captent mieux la valeur ajoutée d’une présence touristique sur leur sol. Les touristes étrangers étant les plus riches, l’avion est devenu un levier économique majeur. […]