CARNET DE VOL
Gérard et Martine ont participé au 37e Rassemblement aérien international de Tunisie 2026, du 16 au 24 mai. 20 heures de vol en moyenne, mais surtout la découverte d’un pays à travers quelques escales symboliques.
À une lettre près, ce 37e Rassemblement aérien international de Tunisie (RAIT) pourrait se dire un « RAOUT » au sens originel du mot : bande de compagnons en route. C’est en effet, ce que la vingtaine de pilotes et membres d’équipage qui ont participé pendant toute la semaine de mai si bien nommée de l’Ascension, a vécu. « Happy few, band of brothers », tant au sol qu’en l’air, réalisant en huit jours une moyenne – si on la calcule en tenant compte des différences de type ou de vitesse – de vingt heures de vol pour la dizaine d’appareils en présence. D’où le vingt sur vingt du titre, qui ne peut qu’être attribué aux organisateurs comme aux participants pour la réussite complète, à quelques détails près, d’une opération devenue traditionnelle qui se renouvelle heureusement à chaque édition depuis 1983.
Le talent de la préparation d’abord
Définition de l’itinéraire aérien : Tozeur, Djerba, Gabès, Monastir ; intérêt des excursions à terre ; choix des hôtels avec un découpage astucieux pour le repos de deux, puis trois nuits, au même endroit, entrecoupé d’une nuit particulière dans le désert du grand Sud tunisien ; dossiers de vol particulièrement complets et remarquablement constitués, cartes générales du pays (certaines tellement grandes qu’elles en étaient difficiles à déplier dans le cockpit !) ou plus petites, appropriées pour préparer et suivre la navigation, les approches à vue et les atterrissages ; dépôt des plans de vol ; accueil dans les aéroports, civils ou militaires ; transferts par car ou taxis ; bars et repas de l’escadrille ; connaissance des rouages administratifs, policiers, douaniers, et même, pour faciliter l’identification, le cadeau d’une casquette couleur sable au prénom de chacune et de chacun. Tout a témoigné de l’expertise et de l’expérience notables des pères fondateurs, toujours actifs et présents, côté tunisien comme français. […]