TECHNIQUE
En aviation légère comme en ULM, les appareils à train classique offrent des qualités de vol exceptionnelles. Ils permettent pratiquement tout : le posé en montagne, sur glacier, sur des terrains improbables comme des champs ou des lits de rivières. Le plaisir absolu ! Le décollage et l’atterrissage courts (STOL) est même devenue une discipline à part entière, avec ses championnats. Comment atterrir en avion STOL ? Nous vous donnons quelques trucs.
L’objectif est clair : se poser sur une distance minimale tout en conservant une vitesse de sécurité, une trajectoire stable et la capacité de remettre les gaz si nécessaire. En fait, l’off-airport landing est l’école de la remise des gaz. La « réussite à l’examen » repose sur une symbiose entre l’équipement de l’appareil et la rigueur du pilote. À noter que cette technique nous vient de l’Alaska où il fallait se poser partout, parfois sur des terrains hostiles.
La première clé du STOL est la préparation. Avant même d’entrer en finale, il faut connaître la distance disponible, l’état de la surface, la pente éventuelle, la présence d’obstacles et le vent. La masse réelle de l’avion, la température, la pression et l’humidité influencent aussi directement les performances. Il est donc impératif de reconnaître le terrain deux fois : d’abord depuis le haut, puis plus près du sol, afin de savoir ce qu’il est possible de faire en fonction de l’équipement de l’appareil.
Sur le plan du pilotage, la logique est simple en apparence : arriver lent, mais pas trop, et surtout stabilisé. La vitesse d’approche doit rester au-dessus de la vitesse de décrochage, avec une marge suffisante, conformément aux données du manuel de vol. Les volets, lorsqu’ils sont prévus et autorisés, permettent d’abaisser la vitesse de décrochage et d’augmenter la pente d’approche. Dans certains cas, une glissade contrôlée peut aider à accentuer la descente sans prendre de vitesse, mais cette manœuvre n’est acceptable que si elle est explicitement autorisée pour le type d’appareil concerné. […]


