ULM
La DGAC a refermé la porte concernant l’étude d’une classe « advanced » qui aurait permis de voir des ULM 600 kg fréquenter nos terrains.
Les troupes de pilotes volant sur des ULM européens à 600 kg sont aux portes de la France. Notre village gaulois résiste toujours à ceux qui veulent dénaturer l’esprit de l’ULM à la française. En Europe, il y a la France et les autres. Peu importe que ces fous dangereux autour de nous choisissent de voler plus lourds, peu importe que les constructeurs se soient appuyés sur notre marché français durant des années pour faire évoluer les machines et proposer des appareils performants, mieux construits, modernes, offrant une nouvelle façon de voler. La DGAC tient d’une main ferme la réglementation ULM et, avec le soutien de la FFPLUM, depuis des années, les années Méreuse, s’oppose à toute forme d’évolution.
Il y a encore quelques semaines bruissait la rumeur d’un assouplissement de cette réglementation intangible et surtout salvatrice pour les Ulmistes français. On sait que la porte s’est refermée, on ne changera rien, tout au moins rien avant l’arrivée sur le marché de la réglementation MOSAIC que l’EASA devrait traduire chez nous. Certains distributeurs pensent que notre administration est psychorigide. Elle ne l’est pas avec tout le monde. Nous avons en France un champion national, Turbotech, qui a réalisé ce que pas mal de monde nous envie : une turbine moderne qui consomme peu avec un TBO, pour commencer, de 3 000 heures. CubCrafters vient d’ailleurs d’annoncer à Oshkosh la sortie du CubCrafters ULT, T pour turbine. L’État ayant financé un peu Turbotech, il fallait permettre à l’équipe de Damien Fauvet de la faire voler en ULM, d’obtenir des datas. Résultat : la création d’une classe S d’ULM à 600 kg utilisant des « motorisations innovantes ». Un certain nombre d’observateurs s’étonne du caractère innovant de la turbine qui crame du carburant et propulse une hélice… Le milieu des pilotes et des constructeurs d’ULM attendait que cette classe soit étendue au reste du monde, c’est-à-dire aux ULM à Rotax, peut-être pas aussi innovants… Il n’en sera rien et personne ne comprend cette différence de traitement qui décrédibilise la DGAC et qui, finalement, n’en a cure… […]


