ESSAI EN VOL
Aeroprakt A32 Zongshen : la « GT » à l’essai
Il y a un an, nous avions essayé le moteur chinois Zongshen installé sur l’Aeroprakt A22. Cette fois, l’Aeroprakt A32 Zongshen prend le relais avec son frère plus rapide. Plus de puissance, même philosophie générale que le Rotax qui équipait jusqu’alors l’ULM ukrainien, mais un prix inférieur, une remarquable réactivité et, désormais, un SAV qui rassure. Reste que le moteur ne fait pas tout : si l’A22 demeure la Jeep facile et passe-partout de la famille, l’A32 est une GT, rapide, fine, performante… et nettement plus exigeante.
Il y a un an, nous avions essayé le moteur chinois Zongshen installé sur l’Aeroprakt A22. Cette fois, il prend place sous le capot de son frère plus rapide, l’A32. Plus de puissance, même philosophie générale que le Rotax qui équipait jusqu’alors l’ULM ukrainien, mais un prix inférieur, une remarquable réactivité et, désormais, un SAV qui rassure. Reste que le moteur ne fait pas tout : si l’A22 demeure la Jeep facile et passe-partout de la famille, l’A32 est une GT, rapide, fine, performante… et nettement plus exigeante.
Sans rire, j’ai parfois l’impression que le moteur chinois Zongshen vieillit plus vite que nous. Pas mécaniquement, rassurez-vous, mais dans l’image que nous nous en faisons. Lorsque nous avons commencé à parler de lui dans ces colonnes, la question revenait immanquablement : copie chinoise du Rotax ou véritable moteur aéronautique ? Puis nous avons découvert que si la filiation technique avec le moteur autrichien était pour le moins évidente, les Chinois ne se contentaient déjà plus de reproduire. Ils développaient, modifiaient, amélioraient, injectaient, turbocompressaient et semblaient bien décidés à prendre leur part d’un marché sur lequel Rotax règne depuis tellement longtemps qu’on finirait presque par considérer son monopole comme un phénomène naturel.
L’année dernière, lorsque j’ai essayé pour la première fois un Zongshen C100 installé sur un Aeroprakt A22, j’avais encore en tête cette interrogation : oserais-je réellement partir en voyage derrière ce moteur chinois ? La réponse m’était venue assez rapidement : en vol, je n’y pensais plus. Et c’était probablement le meilleur compliment que je pouvais lui faire. Le Zongshen démarrait facilement, chauffait comme son cousin autrichien, envoyait ses tours à la demande et se faisait ensuite totalement oublier. Avec un mistral particulièrement généreux ce jour-là, 18 à 30 kt, j’avais même apprécié sa réponse immédiate aux gaz lors des approches turbulentes. Rien de spectaculaire, rien d’inquiétant non plus : un moteur qui faisait son travail.
Depuis, les choses ont évolué. Le Zongshen reste moins cher que son concurrent autrichien, mais l’argument économique n’est plus le seul. Son support s’est organisé et, selon son distributeur français, la disponibilité des pièces et la réactivité du SAV constituent désormais l’un de ses principaux arguments commerciaux. Un point qui compte énormément en aviation légère où la meilleure mécanique du monde ne sert plus à grand-chose lorsque l’avion reste immobilisé plusieurs semaines dans un hangar en attendant une pièce.
Alors, quand Pierre Pelletier, patron d’ATA by Pelletier à Avignon et distributeur d’Aeroprakt, m’a proposé de revenir essayer cette fois un A32 équipé du moteur chinois CA510 de 109 hp, je n’ai pas hésité longtemps. D’autant que l’A32, je le connais lui aussi. Et il m’avait laissé quelques souvenirs. […]


