TECHNIQUE
Voler à l’éthanol : pari du kit FuelFlex sur ULM
Unicorn… Nous l’avons découvert à Blois. Cette injection se veut résolument moderne pour donner un coup de jeune à une aviation qui évolue peu. Benoît Dametto, son dirigeant, a également associé un kit FuelFlex pour voler à l’éthanol. Les propriétaires sont plutôt satisfaits du gain en sécurité et dans le confort d’utilisation. Elle a encore besoin d’être affinée, optimisée avant d’être plébiscitée.
Elle a été l’une des surprises d’un salon ULM de Blois. Un jeune ingénieur, inconnu du milieu, exposait pour la première fois une nouvelle, une énième nouvelle injection destinée à fiabiliser les ULM. Il avait associé à cela un argument écologique important : pouvoir voler à l’éthanol. L’argument paraissait à l’époque un peu décalé, les pilotes se soucient assez peu de leur signature carbone. Mais Benoît Dametto est un type convaincu ; il vole lui-même sur un VL3 qui lui sert à ses déplacements professionnels sur les circuits automobiles, il est ingénieur motoriste dans un univers moderne compétitif…
Depuis cette première rencontre, après une période nécessaire de mise au point, plusieurs systèmes ont été installés sur des machines. La question que l’on se pose est : quel est le retour et quels sont les bénéfices des pilotes après l’installation ?
Pascal Balet est une sorte de globe-flyer. Ex-prof de sport, il habite au bout du lac Léman et surtout, il vole depuis longtemps. Delta, planeur, hydravion, pendulaire et est qualifié instructeur montagne. Sa première machine trois-axes était un Savannah, il s’est posé quelques fois sur glacier. Depuis des années, il connaît également Jean-Baptiste Bely d’Aerolight, à Bourg-en-Bresse, qui intervient pour sa maintenance. Mais en 2025, il passe à l’Alto – tout en gardant le Savannah –, ailes basses et appareil neuf. Jean-Baptiste l’a convaincu de monter une injection Unicorn et depuis, il est entré au fan-club, sans même avoir eu de retours pertinents sur le produit, juste par confiance. Et il est enchanté : il profite d’un ronronnement constant de son moteur, sans vibration et quand il réduit à la descente, le moteur lui paraît plus réactif, il n’y a plus de réglage carbu à effectuer. « Un vrai bonheur, pourquoi s’emmerder encore avec les carburateurs, il n’y en aura plus dans 10 ans. » Il a fait installer cette injection simple, l’autre intérêt étant que la pompe mécanique est toujours en fonctionnement si les deux autres s’arrêtent. C’est un argument qui a convaincu Pascal : il a déjà eu des pannes de pompe en avion et en ULM. De surcroît, il a choisi de voler à l’éthanol comme l’autorise cette injection. Son empreinte carbone est donc des plus faibles, non pas qu’il soit écolo jusqu’au bout des ailes, mais le coût du carburant est moindre. […]


