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Une histoire d’amour et de haine

Ce mois-ci, j’ai souvent pensé à Nicolas Hulot. Bien sûr parce que ce dernier a démissionné en direct sur l’antenne de France Inter que j’écoutais, et d’une manière assez théâtrale, de son poste de ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. C’était vraiment intéressant dans la mesure où ce dernier occupait un poste clé en ce qui concerne notre activité, Élisabeth Borne, chargé des Transports, n’étant que simple ministre auprès de « notre » ministre d’État. Je sais, c’est bizarre, on a bien du mal à croire que la DGAC est chapotée par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Ensuite parce que j’aime bien Nicolas Hulot. Je crois savoir que nous n’étions pas nombreux dans le Landerneau aéronautique à le soutenir moralement depuis sa nomination l’année dernière, ni dans mon entourage immédiat, ni parmi nos lecteurs. Par peur que l’écolo qui avait remplacé le pilote ne lance une croisade contre l’aviation générale ? J’avais confiance, à tort peut-être mais, au moins, il nous a évité Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport dont nous ne voulions pas car son fonctionnement aurait fait disparaître à terme les 5 ou 6 aérodromes secondaires alentour. Ses raisons étaient probablement autres, écologiques sans doute, mais après tout, seul le résultat compte.

Et puis, même si Hulot semble aujourd’hui en pleine et sincère contrition, j’ai du mal à croire que la petite flamme qui veille toujours en nous, pilotes, s’est éteinte à jamais chez lui. Souvenez-vous : un type capable d’imaginer survoler le Pôle Nord géographique en ULM avec Hubert de Chevigny ? C’était son idée, je suis sûr de cela, j’étais attablé avec les deux compères à La Chaumière, la discothèque de la Pointe du Décollé à Saint-Lunaire, quand ils ont tracé les grandes lignes d’un projet qui m’avait paru insensé, non seulement à cause de la fragilité des ULM de l’époque mais aussi parce qu’il fallait concevoir plein d’équipements spéciaux pour survivre par des températures extrêmes, faire déposer par hélicoptère ici et là du carburant… J’avais tort, ils ont réussi, sans se poser de questions existentielles, du reste.

Hulot, le repenti d’aujourd’hui, avait-il tort dans la mesure où, en vérité, leur empreinte carbone était infinitésimale, comme celle que nous laissons derrière nos avions légers ? Ne sommes-nous, nous aussi et sans nous l’avouer, en permanente autoflagellation, sans raison sérieuse ?

Le Dr Max Shauck, le chercheur de Baylor University qui volait à l’éthanol, croyait dur comme fer que l’éthanol était la solution à la pollution générée par l’aviation générale. Du moins jusqu’au jour où il a eu l’idée d’analyser les gaz brûlés s’échappant des réacteurs d’un Boeing au point fixe à Waco. Max a été anéanti par le résultat, comprenant d’un coup d’un seul l’inutilité de son combat. C’était excessif, bien sûr, les nombreux avions carburant à l’éthanol de Max Shauck avaient valeur de symbole dans les années 2000, comme le sont aujourd’hui nos voitures hybrides ou le Pipistrel électrique du mois dernier.

Malheureusement, je ne pense pas que nos efforts donnent des complexes aux pollueurs monstrueux que sont les armateurs du transport maritime dont chaque navire brûle un fuel lourd qui génère autant de pollution aux particules ultrafines qu’un million de voitures. Ni aux transporteurs routiers, coupables plus que d’autres d’émettre un maximum de gaz à effet de serre.

Mais je garde l’espoir chevillé au corps, car nous avons été des milliers à penser, une fois encore, à Hulot quand le Catalina du collectionneur Christian Amara a décollé de Melun lors du meeting Paris Air Legend la semaine dernière. Plus de 25 000 spectateurs ont entendu, comme nous, le présentateur Bernard Chabbert conter l’histoire glorieuse de cet ancien avion de la Royal Canadian Air Force, un temps le studio volant de l’émission « Opération Okavango », produite et réalisée pour TF1 par l’ancien ministre.

Que celui-ci se rassure, il n’y avait là rien de choquant à entendre rugir ces1 600 chevaux dévorant des centaines de litres d’essence plombée pour ces milliers de passionnés, tels Florian et Régis venus de Strasbourg en voiture dans la nuit – le DA40 diesel de leur club était tombé en panne de FADEC la veille – pour participer « au premier Duxford à la française ».

Et peut-être que le désamour évident de Hulot pour notre aviation générale n’est que le corollaire de la surmédiatisation qui le poursuit depuis qu’il entremêle business, écologie et ambition politique. Les aléas de l’existence obligent, parfois, à vivre entre parenthèses mais la passion demeure, j’en suis sûr.

Jacques CALLIES

 

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