La compagnie Air France a adressé à l’ensemble des pilotes le projet d’accord concernant sa future compagnie long-courrier Boost. L’objectif des dirigeants est de reprendre l’offensive sur des lignes long-courrier pour lesquelles AF est sévèrement attaquée notamment par les compagnies du Golfe vers l’Asie. Cet accord est ouvert à la signature jusqu’au 24 février. Il prévoit que la nouvelle compagnie sera bien une entité à part entière et non une division des vols comme cela avait pu être envisagé. Les vols de Boost seront assurés par des pilotes Air France avec des règles d’utilisation et de rémunération Air France. Toutefois, l’objectif de réduction des coûts, (celui d’une low cost) sera assuré en mutualisant sur l’ensemble des pilotes les économies à réaliser. En clair, on va répartir sur l’ensemble des pilotes la baisse de salaire de 20% qui était prévue sur l’effectif de Boost ; tout le monde restera sur le même contrat. Il sera demandé par ailleurs des efforts de compétitivité. De plus, selon la direction, l’accord comporte un compromis sur la majoration des heures de nuit pour solder le plan Transform. Du côté des PNC, la négociation est loin d’être terminée, deux des trois syndicats de PNC ne sont pas favorables estimant que cet accord est la mort du métier. Concernant, les services au sol, ils seront réorganisés avec plus de sous-traitance sous la responsabilité d’une seule personne d’Air France, le responsable zone avion (RZA). Par ailleurs, le produit Boost sera commercialisé par les équipes commerciales d’Air France. La future compagnie disposera, selon l’accord, de 18 avions moyen-courrier et 10 avions long-courrier. Enfin un accord de « profit sharing » sera proposé aux salariés. Cet accord sera soumis au conseil du SNPL le 22 qui donnera son aval ou pas afin que le document soit ratifié par la bureau. Voilà dans les faits. La réponse de la compagnie et de ses pilotes à la concurrence sera-t-elle la bonne face à la montée en puissance d’une compagnie comme Norwegian profitant d’un différentiel de charge et de salaires. Enfin, les passagers low cost long courrier attendent-ils un produit pas cher ou très Air France… ? Réponse dans quelques mois.