Propos recueillis par Jean-Michel Bossuet.

Cela peut faire sourire mais je n’ai pas eu très tôt la passion aéronautique chevillée au corps. Pas particulièrement doué à l’école, je me destinais à devenir gendarme. C’est finalement la marine qui me récupère. Je suis déjà sportif et on destine aux commandos de marine. Un accident au genou ruine mes projets, je deviens gestionnaire dans un bureau sur la Frégate Suffren. Finalement je quitte tout pour devenir PNC à 21 ans chez Air Littoral. Là, je découvre des choses plus exaltantes, la ligne et le métier. Mais surtout, on m’apprend que l’on peut être pilote sans avoir fait l’ENAC par la voie des clubs… On me conseille même de ne pas perdre de temps.

Formation pro et premier job

Je commence à piloter à l’aéroclub de Montpellier et très j’y prends goût au point « d’avaler » les 40 heures du brevet privé en moins d’un an. Je retourne alors à mon job de PNC mais dès que j’ai un moment je m’envole aux USA, à Phénix pour ma phase de mûrissement, nous somme en 1994. Comme beaucoup, je trouve l’aventure passionnante, je vais faire plus d’une centaine d’heures de vols avec des navigations de plus de 8 heures, j’avais l’impression d’être dans un autre univers.

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