Après Emmanuel Davidson en 2006 et Jacques Callies en 2009, c’est à mon tour, dix ans plus tard, d’essayer l’un des derniers modèles construits du Beechcraft Bonanza G36. J’avais déjà eu l’occasion de voler sur cette machine mythique à trois reprises, mais j’étais soit dans le rôle du sac de sable, soit en place copilote avec un propriétaire jaloux de ses prérogatives, à ses commandes comme s’il pilotait une machine aussi complexe qu’un Boeing 737 de la vieille génération. Je ne pouvais que contempler le pilote et son Bonanza, admirer son talent, mais en gardant les mains sagement croisées. Pourquoi ne pas jouer un tel jeu, du reste, car je sais par ailleurs que le Bonanza, même s’il est sain et facile, reste néanmoins un avion de « vrai » pilote : robuste, complexe, performant, en métal, avec un gros volant… Les minimanches décentrés, les parachutes, la monomanette et le train d’atterrissage fixe, c’est pour les avions faciles et magiques. Bon, je sais, cela se discute ! Le fait de posséder un Bonanza signifie faire partie du « club », un peu à manière de ceux qui collectionnent les voitures anciennes même si, en l’occurrence, l’oiseau n’est pas vraiment rare car, depuis 1947, ce ne sont pas moins de 18 000 Bonanza qui se sont envolés de Wichita, Kansas, aux USA.

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