Trois ans après son lancement à AirVenture 2015, Cessna a présenté à ses clients une maquette de son futur appareil mononturbine, le Denali, configuré en 4 places ( et deux pilotes ), la version qui devrait d’abord livrée après l’obtention de la certification, la version définitive devrait être de six places ne configuration executive et de 9 places en version commuter. Les visiteurs ont donc pu découvrir une cabine spacieuse, mais également cockpit complet avec une avionique opérationnelle et une hélice Mac Caulley. Depuis la décision de lancer ce nouvel appareil, Cessna a naturellement tenu compte de l’avis de sa clientèle, mais également des pilotes qui travaillent sur ce segment d’aviation d’affaires. Résultat : un espace généreux pour les passagers et pour le fret constitué par des sièges de grandes dimensions et de larges hublots ; il faut y ajouter également des éléments de conforts comme un lavabo et un « centre de rafraîchissement ». L’appareil disposera également une avionique très moderne constituée du G3000, déjà présente sur ce type de modèle chez la concurrence avec avertissement de relief et ADS-B conforme aux exigences de la circulation américaine.  Il sera aussi équipé d’une turbine GE de type Catalyst avec full FADEC d’une puissance de 1240 ch dont la conception permettra un temps de 4000 heures entre chaque révision. C’est une des rares fois où, délaissant les classiques turbines PC6, le constructeur américain se trouve tributaire d’un équipementier pour une partie importante de l’avion. L’appareil devrait afficher une vitesse de croisière de 285 kt pour une autonomie de 1600 nautiques et une pressurisation de 6000 ft pour une altitude de vol de 31 000 ft. Il n’est finalement pas surprenant que l’un des plus grands constructeurs d’avions déploie toute sa puissance pour venir sur un marché dominé par le… PC12 de Pilatus ( même puissance ), mais où figurent également le M600 (600 ch) et le TBM 930 (850 ch). En revanche pour le PC12, la concurrence est frontale. Après avoir arrêté le Mustang qui n’avait pas écrasé par l’effet Jet les turbo, voire les biturboprop, Cessna revient donc sur ce créneau. Pour arriver sur ce secteur bien occupé, il mise sur son savoir-faire, mais également sur son réseau support et plus de 60 unités mobiles au service de sa clientèle, entre technicien sur site et flotte d’avions de soutien.