En mars 2018, une annonce devrait être faite par la direction précisant quel type d’avion pourrait être acheter afin de renouveler le parc, mais également pour se donner les moyens techniques de faire évoluer le modèle de HOP ! L’un des écueils de l’exploitation est, en effet, une flotte disparate entre Bombardier CRJ, ATR et Embraer E-jet/ERJ. Cela impose des QT différentes, des maintenances différentes, des stocks de pièces différentes, bref, on est loin d’une optimisation technique. Les low cost ont optimisé leurs coûts en utilisant un seul type d’appareil, de préférence neufs ou très récents. Il y a les partisans des Embraer et ceux des CRJ. Les premiers estiment que l’impératif économique plaide pour les E-Jet qui volent aujourd’hui en deçà de leur capacité au sein de HOP ! Ils sont exploités à 44 tonnes, mais pourraient l’être à 50, la génération de E-jet2 est encore plus performante avec des ailes plus fines, des réacteurs plus puissants. L’autre grand intérêt de l’E-jet2 est la possibilité de passer très facilement (une semaine de cours) de l’ancienne vers la nouvelle génération. Il est par ailleurs plus confortable. Les partisans du CRJ précisent que les avions de HOP sont récents et qu’ils sont plus économes en carburant. Mais ils pourraient être favorisés par une décision politique. Air France achète Airbus, or le constructeur européen vient d’acheter les programmes Cséries 100 et 300 de Bombardier. Le choix des dirigeants pourrait être encore impacté par la récente annonce de Boeing qui pourrait se rapprocher, voire racheter, Embraer. Cette décision vient fragiliser un peu plus Airbus, en grande difficulté pour être la cible d’enquêtes fiscales et financières. On sait que le système que les dirigeants avaient mis en place et qui avait permis à Airbus de dépasser Boeing aura bientôt disparu, le départ de Fabrice Brégier, mais également celui des grands dirigeants de plusieurs secteurs est un coup dur porté au dynamisme d’Airbus.