Le mouvement de l’hydraviation semble connaître un regain d’intérêt de la part des pilotes mais également de la part des élus locaux, voire des représentants de l’autorité aéronautique. C’est tout au moins le point de vue des représentants de l’Association Française d’Hydraviation. La recherche de plans d’eaux pour amerrir et y développer une activité hydro est permanente. Ainsi, depuis plusieurs mois, quelques membres de l’association tentent de faire homologuer un plan d’eau près de l’Ile de d’Oléron, non loin de la ville de Saint Trojan au sud de l’Ile. Jean-François Monier, instructeur ULM et ancien pilote de ligne, a effectué plusieurs amerrissages avec un Sea Max, un hydravion à coque à moteur propulsif, implanté au-dessus de la cellule. Les essais ont, semble t-il, été concluants entre respect des approches sécuritaires et cohabitation avec les autres usagers comme les plaisanciers, par exemple. Le maire de Saint Trojan, Pascal Massicot, est, de plus, un partisan résolu de la cause hydro. Il faut que dire que sa commune occupe une place méconnue dans l’histoire de l’hydraviation militaire. C’est à Saint Trojan que les Américains ont installés une base d’hydravion Curtiss dans le cadre de la lutte anti sous-marine à l’occasion du premier conflit mondial. En 1918, 350 militaires étaient affectés à la protection du port de la Palice de La Rochelle. Comme toujours, certains ont noué des contacts locaux avec quelques Charentaises, tandis que d’autres filles sont parties découvrir l’Amérique. Durant ce conflit, un événement est venu endeuiller cette  communauté : une explosion a tué 8 ressortissants us. Une petite commémoration a eu lieu le 20 août dernier en présence du vice consul des USA, Daniel E. Hall ; une occasion inespérée pour les partisans de l’hydro de faire amerrir un Sea Max pour l’événement, l’appareil a remonté le slip utilisé jadis par les Curtiss. L’Association Française d’Hydraviation espère ainsi avoir marqué les esprits pour faire connaître l’ULM hydro et cette activité aéro-maritime en général. L’AFH est dirigée par le très connu « Bill » Yves Kerhervé, (ex-pilote d’essai Dassault) ; Derry Grégoire et Jean-François Monier en sont les vice-présidents. Le bureau rassemble également Xavier-Freddy Durrleman, Charles Schmitt et Olivier Ripoche. Le siège est installé au sein de l’Aéroclub de France. Sa vocation est de promouvoir l’hydro sous toutes ses formes : hydravion, ELA, LSA, ULM…