L’idée est novatrice et intéressante à plus d’un titre. Les drones pourraient devenir totalement «visibles» sur les écrans des contrôleurs aériens. Airbone concept et Egis se sont associés pour concevoir un petit boîtier contenant un émetteur ADS-B de petite taille pouvant facilement être embarqué sur un drone professionnel. Les deux entreprises ont réalisé un test le mois dernier avec un drone multi rotors sur l’aéroport de Toulouse Francazal. Le positionnement et la visualisation de l’appareil ont été clairement identifiés sur une simple tablette PC puis, dans un second temps, sur les écrans d’une station ADS-B expérimentale installée pour l’occasion dans les locaux de la Direction de la Technique et de l’Innovation (DTI). Le vol a pu être ainsi identifié en temps réel. L’intérêt est évident : permettre aux contrôleurs, voire aux autres aéronefs, notamment aux abords des plateformes, d’avoir une information précise sur la présence ou non d’un drone. Cela facilite évidemment la mise en place de mesures d’anticollision. Cela permet également de discriminer les drones intrus ou suspects. Ce repérage par le contrôle anticipe la future loi sur les drones qui prévoit cette forme d’identification. Pour le moment, rien ne précise si l’équipement d’un drone sera obligatoire ; la DGAC ne souhaite pas contrôler les drones, mais avoir simplement une information de trafic. L’usage de ce boîtier pourrait même intéresser d’autres populations de pilotes : notamment les paramotoristes et les parapentistes.