L’École d’Initiation au Pilotage, située sur la base de Lanveoc-Poulmic, est la première étape du parcours d’un pilote de l’Aéronavale. Après une présélection faite de tests psychotechniques, cognitifs, de sport et d’anglais, les EOPAN (Elève Officier Pilote de l’Aéronautique Navale) arrivent à Lanvéoc pour apprendre les rudiments du vol en avion léger et se faire tester. Tout commence avec trois semaines de théorie lors desquelles ils apprennent les principes du vol.

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Viennent ensuite 16 vols avec un moniteur. Ce dernier montre et explique des manœuvres et exercices ; l’élève doit restituer du mieux possible en restant dans les paramètres de vol imposés. Vite et bien. La précision des manœuvres, la rapidité d’assimilation, la capacité de dissocier son attention et d’être « multi taches », de se reconfigurer dans le vol en cas de difficultés sont autant de qualités recherchées chez un pilote embarqué. Chaque vol fait l’objet d’une couleur en fonction de la précision d’exécution, le tableau des couleurs est le « picasso ». En fonction des qualités observées, les sélectionnés partent en formation chasse/patrouille maritime ou en formation hélicoptère.

Il n’est pas nécessaire d’être pilote privé, mais quelques vols réalisés auparavant peuvent dissiper une éventuelle appréhension de la troisième dimension.  La maîtrise de l’anglais est capitale. Il est également préférable de montrer un réel intérêt pour l’Aéronavale, de s’être renseigné sur les aéronefs, les missions, le rôle de la Marine, etc.  Sur les deux cents candidats qui déposent un dossier pour être pilote embarqué, une quarantaine arriveront jusqu’à la sélection à Lanvéoc, tous les ans, et moins de la moitié seront pilotes.

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L’article est à lire dans notre numéro 516 de janvier 2017.