Dans un article intitulé « L’été meurtrier de la classe 6 hélicoptère » paru le 16 août 201 sur le site internet du journal Aviation et Pilote vous mettez gravement en cause l’ensemble de la classe 6 ainsi que la réglementation ULM.

Si les deux dramatiques accidents évoqués dans l’article incriminé touchent particulièrement la communauté des pilotes ULM,  en matière de sécurité des vols on ne peut réagir sans connaître les conclusions des enquêtes conduites tant par la gendarmerie spécialisée que par le Bureau Enquête et Analyse – et sans un recul statistique. En portant des jugements péremptoires dans un titre ouvertement sensationnel qui mélange tous les sujets : la conception des portes, le cadre réglementaire, la masse, les motorisations, vous insufflez l’idée proprement fausse de la soi-disant vulnérabilité des  ULM en général et celle des Ulm-hélicoptères en particulier, le tout emportant mise en cause justifiant le présent droit de réponse.

C’est par ailleurs un grave manquement à la déontologie journalistique de ne pas contacter les principaux acteurs de la pratique, en l’occurrence la Fédération, et d’avoir recours à des témoignages ouvertement partisans s’agissant de la question de la masse et de leur opposition à la réglementation ULM. Sur le point spécifique de la motorisation, les remarques qui sont faites concernent l’ensemble de la pratique ULM et pas seulement celles de la classe 6, amalgame trompeur  qui témoigne d’une profonde méconnaissance des sujets sur le fond.

La volonté de la Fédération en matière de sécurité des vols en étroite collaboration avec les autorités est connue et a été exposée personnellement à votre journal lors d’une matinée passée à la Fédération durant le printemps et à de nombreuses reprises au téléphone. Il est donc particulièrement dommage et dommageable  que la presse spécialisée commette des erreurs et des maladresses que ne ferait pas la presse générale. Nous croyons pouvoir dire que les autorités n’ont pas besoin de la presse à sensation pour travailler avec nous sur les sujets les plus graves, démarche développée quotidiennement dans l’intérêt de notre pratique. Ce ne sont pas l’émotion, l’approximation, la polémique facile qui permettent d’informer objectivement les lecteurs sur la réalité d’une pratique mais un travail patient, rationnel et collectif qui sont le gage de l’efficacité.

 

NDLR, voici le lien de l’article en question