Par Yves Brucker, Illustrations de l’auteur,Jeppesen, SIA.

L’EIR (En-Route Instrument Rating) est né de deux considérations : d’une part, éviter les accidents liés à la pénétration involontaire en IMC (NPA 2011-16) et d’autre part, permettre aux pilotes privés de mettre une aile dans le vol sans visibilité, d’y acquérir une certaine expérience avant d’évoluer vers l’IR. Les heures de formation EIR sont en effet créditées au pilote qui poursuit vers l’IR complet.

Disons que l’EIR est un peu à l’IR ce que le Brevet de Base est au PPL. La principale différence entre l’IR et l’EIR étant que ce dernier ne forme pas à la pratique d’approche ou de départ IFR (seule une préparation à l’exécution d’une approche est abordée en formation). Son détenteur ne peut donc pas accepter de clairance de départ, d’arrivée ou d’approche. La réglementation est stricte, l’impossibilité de terminer son vol en VFR devant faire l’objet d’une déclaration d’urgence.

Le pilote décolle et atterrit en VFR (réglementation) et VMC (météo). Il s’agit de partir de A quand il fait beau pour aller à B où il fait beau en traversant une zone où les conditions VMC ne sont pas présentes. Les pilotes vivant dans l’est de la France connaissent bien le plateau de Langres où bon nombre de vols vers le sud se sont interrompus, parfois de façon dramatique, alors qu’il faisait beau de l’autre côté !

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