Certes le programme a pris un peu de retard, mais le dernier moule important du futur appareil Elixir, celui du fuselage, est en cours définition. Les calculs de structure s’achèvent également, ce qui veut dire que la première pièce à produire pour le prototype devrait être prête dans quelques semaines ; il s’agira d’un aileron. C’est une étape importante puisqu’un certain nombre de procédures et de méthodes de fabrication pourront ainsi être validées en même temps que la traçabilité des pièces et des matériaux utilisés pour les construire. À l’été 2017, le réseau de distribution devrait être opérationnel pour lancer la commercialisation. Le dossier de certification a été lancé conjointement, ce qui, selon Arthur Léopold Léger le concepteur de l’appareil, présente un immense avantage en terme de budget et de réponses techniques aux exigences du programme/cahier des charges et de la réglementation. C’est même beaucoup plus simple de partir d’une feuille blanche pour aller vers la certification CS-VLA visée par Élixir Aircraft que de partir d’un ULM déjà commercialisé. Une question pourrait se poser : pourquoi pas un bimoteur avec la cellule de l’Elixir et des Rotax, comme l’avait imaginé jadis Pierre et Christophe Robin en concevant leur MCR bimoteur ? Ce n’est pas à l’ordre du jour pour Arthur Léopold Léger : «L’argument sécurité du bimoteur n’est plus aussi significatif ; les moteurs sont devenus beaucoup plus fiables, combinés à l’installation d’un parachute, le second moteur ne se justifie plus. Le marché n’est plus réellement au bimoteur».