La nouvelle réglementation NCO (Non Commercial Air Operations) est entrée en application fin août 2016. Elle concerne les avions non complexes et précise l’emport de carburant (NCO.OP.125) en matière de destination, contingence et dégagement.

Pour un vol VFR, le CdB doit emporter le carburant nécessaire pour rejoindre le terrain de destination, puis voler pendant 30 minutes (de jour). Ce qui peut se traduire par l’obligation de se poser avec 30 minutes de carburant à bord et rappelle l’ancienne QMS (Quantité Minimale au Seuil). Apparaît la notion de « contingency » (contingence, imprévu) qui doit être prise en compte dans le calcul du carburant nécessaire. Nous sommes tenus de quantifier l’imprévisible et d’inclure le surcroît de consommation qu’il représente. Météorologiquement, la rencontre avec un CB, un banc de brouillard à destination ou toute autre dégradation fait partie des imprévus. Le vent effectif entre dans cette catégorie, la règle des « 10 % » qui exigeait de majorer la quantité de carburant forfaitairement de 10 % pour la météo n’est plus ! Règle bien étrange d’ailleurs puisqu’elle supposait qu’un avion volant à 100 kt ne devait pas rencontrer de vent de face supérieur à 10  kt sous peine de panne sèche !

Nous devons également intégrer tout évènement susceptible d’allonger le parcours ou la consommation prévue comme, par exemple, le refus de clairance de transit dans une CTR que nous devrions dès lors contourner !

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