Les chiffres ont de quoi faire peur ou… réfléchir : toutes proportions gardées, notre aéronef d’aviation générale serait 7 fois plus accidentogène que notre bonne vieille Laguna qui dort sagement au garage. Les phrases positives d’un instructeur de club lors des journées portes ouvertes ne rassurent que les présidents et ne changent rien à l’affaire. Il est étonnant de constater qu’avec des machines de plus en plus sûres, équipées d’avioniques « révolutionnaires », les intrusions de zones sont en augmentation et les commissions de discipline continuent d’avoir pas mal de dossiers à traiter. De même, on n’assiste pas non plus à une baisse significative (et tendancielle) de l’accidentologie. Quand elle baisse une année, personne n’est capable de dire exactement pourquoi. Il n’y a pas un large faisceau de causalités : c’est essentiellement dans la formation initiale et le maintien des compétences qu’il faut rechercher les raisons des mauvais chiffres du BEA.

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