Propos recueillis par Jean-Michel Bossuet, photographie J.P. Parisot.

On demande souvent aux enfants ce qu’ils souhaitent faire comme métier plus tard. Je ne me souviens pas avoir laissé le temps à un adulte de me poser la question car déjà tout petit, mon regard se portait vers le ciel pour chercher et suivre la trajectoire d’un avion ! Un de mes premiers souvenirs est le récit de mon père de son voyage en Concorde. Vers 8 ans, j’ai découvert le vol sur Flight Simulator avec le premier PC familial avant de rapidement passer au modélisme. Je nourris ma curiosité des avions avec les récits d’un camarade dont le père est captain.

Après la quatrième, j’ai une chance inouïe : je rencontre de manière fortuite Jean Belloti (commandant de bord à Air France et expert en économie). Pendant plusieurs heures, il m’explique son parcours atypique et, surtout, les différentes voies pour devenir pilote de ligne, je suis subjugué. Je découvre qu’au-delà de sa passion, il s’est d’abord attelé à une autre formation au cas où… Le fameux plan B. À partir de là, tout a été… encore plus clair ! Je serai pilote. Mais après le bac, je choisis la voie d’une école de commerce. Je ne vole pas encore mais au sein de la junior-entreprise de l’école, je décroche des contrats et je thésaurise. Entre-temps, un ami de promo pilote privé me propose un baptême de l’air à Saint Cyr, l’école au sein de l’aéro-club des IPSA. En fait, il m’a laissé les commandes en vol et une fois posé, je suis plus motivé que jamais. J’apprends alors qu’Air France recrute avec un bac+5 en commerce. Je réussis le concours et dans la foulée, je m‘inscris au PPL. Je rencontre en la personne de Jacques Turcat, CdB AF, un instructeur hors pair, attentif, patient et d’une grande richesse. Première déconvenue, PPL en poche, AF ferme l’accès aux diplômés en commerce…

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