On savait, dans les tuyaux, un projet d’arrêté réorganisant la formation des instructeurs ULM. Il est désormais disponible à la lecture – à l’amendement – sur le site de la DGAC jusqu’au 31 janvier. L’introduction du texte explique que depuis 10 ans, l’accidentologie progresse au sein du milieu ulmiste selon les rapports du BEA et des analyses du ministère de l’Environnement. Il est vrai que des sommets ont été atteints en 2015. La mortalité avait très sensiblement augmenté. Plus grave, les accidents ont eu lieu avec des instructeurs à bord… En 2016, les chiffres sont heureusement moins alarmistes.

Cette refonte de la formation était en gestation depuis longtemps, 2015 aura peut-être accéléré les choses. La qualification d’instructeur de pilote d’ULM est délivrée à la suite de deux formations. La première, dite formation initiale, donne au candidat la qualité d’instructeur stagiaire. Pour y accéder, le futur instructeur devra disposer d’un minimum d’expérience : cela varie de 70 heures de vol pour les postulants à la qualification de classe 1 à 200 pour la classe 6, celle des hélicoptères ULM. Il devra, en outre, être titulaire de l’emport passagers depuis plus de six mois, détenir l’aptitude à la radiotéléphonie en langue française et surtout avoir obtenu un résultat satisfaisant à l’évaluation initiale qui comporte une phase sol et vol. Cette formation initiale comporte environ 80 heures de théorie et 30 h minimum de vol. En fin de formation, le stagiaire est ensuite évalué au travers de deux épreuves sol et vol (deux exercices théorique et pratique). A la suite de la réussite de ces deux examens, il passe à la formation pédagogique qui comporte également un contenu théorique et un enseignement en vol dont le minimum est fixé à 20 heures. Pour obtenir sa qualification, le stagiaire devra passer un nouveau double test théorique et pratique. Notons que le stagiaire dispose également d’un livret de suivi de formation. Naturellement, cette formation se déroule au sein d’organismes disposant d’un agrément délivré par la DGAC, sans durée de validité.

Avec cette qualification, l’instructeur pourra former des pilotes d’ULM dans sa classe, conduire des contrôles sur les autorisations additionnelles (autres classes) dont il est titulaire mais également sur les épreuves sol et vol. Il pourra également former des instructeurs à condition d’avoir dispensé 100 heures de formation à des pilotes et d’avoir présenté au moins 10 élèves à l’examen du brevet de pilote ULM. Enfin, parmi les autres aspects de ce futur arrêté, il sera possible d’instruire dans une autre catégorie à condition d’avoir logiquement suivi des formations additionnelles. Des équivalences existent pour les instructeurs avion : ils doivent être pilote d’ULM, justifier d’une qualification d’instructeur et de la formation ad’hoc de classe. Pour les instructeurs hélicoptère léger, le postulant devra être instructeur pilote hélicoptère classique. Ce projet d’arrêté sera consultable sur le site du ministère de l’Environnement jusqu’au 31 janvier. La publication de l’arrêté définitif pourrait intervenir en octobre 2017.

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-nouvel-arrete-relatif-a-la-formation-des-a1637.html