C’était impensable, il y a quelques années. Les aéroclubs possédaient leur flotte, voire éventuellement exploitaient des avions de particuliers. La crise est passée par là, les finances de ces associations sont exsangues et les mœurs évoluent. Certains professionnels se sont donc lancés dans la location ; l’arrivée sur le marché d’appareils moins chers à l’achat et moins coûteux en entretien a permis d’installer cette forme d’exploitation. Il y avait existé en son temps la formule de «Fly and Forget» avec des Robins… Depuis trois ans, Finesse Max associé à Aerotrophy proposent le PS 28 Cruiser aux clubs : 19 appareils sont aujourd’hui en exploitation. Les dirigeants de ces associations ont été un peu sceptiques au départ, notamment à l’égard des moteurs Rotax, mais nécessité fait loi. Pour 5000 euros, le (modeste) dépôt de garantie, un club peut louer un appareil selon diverses formules : coque nue, avec entretien ou sans et avec assurance ou sans. Les tarifs s’échelonnent de 72 à 88 euros TTC pour peu que le club s’engage à faire voler l’appareil au moins 30 heures par mois. Il y a trois ans, le club Provence Aviation s’est ainsi séparé de ses vieux DR 315 et 360 devenus trop chers à entretenir. Les dirigeants, après avoir essayé plusieurs appareils, ont opté pour la location d’un, puis deux PS 28. Le premier a dépassé les 2000 heures, le moteur a d’ailleurs été changé, le second approche des 1600 heures. Il y a bien eu au départ quelques défauts mineurs, oubliés depuis. Ces machines sont principalement affectées à l’école, la vitesse de croisière modeste ne convient pas aux longues navigations. Seule précaution : être bien vigilant au givrage carbu en hiver. Le prix de la location est de 130 euros, ce qui laisse en plus une marge au club. Les aficionados du DR 400 ont été un peu surpris au départ, mais le Rotax est rentré dans les mœurs.