Il avait disparu des écrans radar depuis un petite dizaine d’année : le bimoteur ULM PushPull Airelle conçu par Aeronix avant sa faillite est sur le point de revenir sur le marché par la grande porte car ses neo concepteurs veulent en faire un appareil haut de gamme. La société Eulair chargée de son développement l’a rebaptisé ULM TWIN 2. L’architecture n’a pas changé : une formule canard et avec des moustaches qui sont en fait une autre paire d’ailes. Il est équipé de deux moteurs de 50 ch deux temps et disposant de l’injection électronique. Il est réalisé en carbone, ce qui confère, selon ses concepteurs, un poids de 280 kg à vide. Sa largeur cabine est de 114 cm, une dimension honnête qui assure un certain confort en cas de voyage. Sur le papier, il est paré d’un certain nombre de vertus dont la première est d’être stable en cas de panne d’un des deux moteurs. Certes, il n’y aura pas de déséquilibre en cas de perte d’un moteur, pour autant, l’ULM sera-t-il à même de continuer le vol sur un moteur ? Même s’il le peut, il pourra peut-être donner un peu de temps au pilote pour trouver un endroit «vachable». C’est donc malgré tout un argument pour la sécurité. On explique sur le site qu’il faut une simple licence monomoteur. Logique, il n’existe pas de brevet bimoteur ULM car les ULM bimoteur conformes à la réglementation française n’existent pas… encore ! L’équipe responsable de cette nouvelle mise en vol est constituée d’anciens militaires, et d’un directeur technique «spécialiste de l’aviation légère et concepteur de l’ULM TWIN 2». Il y a également un directeur chargé de la cohérence globale du projet qui est un ex-directeur de start-up… Il est toujours intéressant de voir émerger des projets innovants. Mais pour autant, on peut se demander pourquoi le marché (et notamment les constructeurs à l’est pourtant très actifs) n’a pas accouché d’un bimoteur ULM ? Le projet parle également d’une version hybride électrique/thermique. Nul doute que le milieu de l’ULM sera certainement impatient de voir voler et évoluer la machine. Reste à connaître la partie coûts : acquisition, coût à l’heure de vol, type de maintenance, potentiel, etc.