Après avoir créé l’événement en montant un 912 sur DR 400, Gilles Auresan de Nogaro Aviation a poursuivi sa démarche avec le moteur Rotax 915 iS qui est donné pour 135 ch. L’appareil, le DR 400 F-GDEN 915 a récemment effectué son premier vol sur le terrain de Nogaro. Pour le moment, les paramètres de vol n’ont pas été compilés, mais Gille Auresan est particulièrement enthousiaste par les performances de la machine. Il décolle logiquement nettement plus court : il est équivalent d’un DR 400 160 ch alors que le DR400 Rotax 912 s’approchait plus d’une version 120 ch de Robin. Ce type de moteur présente un grand avantage grâce à son turbo : il dispose de toute la puissance disponible puisqu’il tourne un peu plus vite. Ce n’est pas le cas des DR classique à moteur Lycoming qui indique une puissance maximale à 2700 tours/min or les avions avec des hélices à pas fixe ne tournent qu’à 2300 trs/min maxi d’ou une minoration de la puissance affective disponible. Cela vaut naturellement pour les versions 120 ch des DR à moteur américain. Seconde conséquence de cet avantage : la puissance disponible du Rotax va intéresser tous ceux qui volent en montagne et les habitués des pistes en altitude. Le poids du Rotax permet à l’appareil de gagner une centaine de kilos. Cette installation fera naturellement l’objet d’un STC dérivé de celui du 912, il devrait être obtenu au début de 2018. Le prix n’est pas encore connu ; on sait seulement que l’installation d’un 912 se monte à 60 000 euros, il faudra donc compter un peu plus, mais pour ce tarif, le futur propriétaire aura un DR 400 totalement révisé avec une hélice Duc de type Flash-R et surtout un EMU stock flight system assurant la gestion des paramètres moteurs. Cette solution de retrofit devrait donc intéresser les propriétaires de cellule de DR 400 avec un moteur en fin de potentiel, les clubs seront vraisemblablement intéressés par la version 912, mais globalement c’est une solution économique pour rénover un avion, sachant que le ticket d’entrée pour un modèle neuf est nettement plus cher. A noter que c’est Hugues Lecardinal qui gère la partie obtention du STC. Guy Pellissier, le dirigeant de Robin Aircraft, avait déclaré lors d’Aero2017 qu’il n’était pas intéressé par la version 912, mais qu’il regardait la version 915, sans rien exclure…