Pas mal de monde y avait pensé, Nogaro Aviation l’a fait. L’entreprise de maintenance a obtenu le STC pour l’installation d’un Rotax 912 iS dans une cellule de DR 400 auparavant équipée d’un Lycoming de 120 ch. L’intérêt de la transformation paraît évidente : permettre à des vieilles cellules de DR400 de continuer à voler au lieu d’être bradées au poids du bois ou de finir dans la cheminée. C’est aussi et surtout permettre à des clubs qui n’ont pas les moyens d’un avion neuf d’offrir un coup de jeunesse à leurs vieux Robins. La solution est d’autant plus intéressante que cet STC porte sur une dizaine de modèles de DR400 n’ayant pas les réservoirs d’ailes, ce qui veut dire que même un vieux remorqueur en fin de vie peut ainsi redevenir un fringuant avion d’école. L’installation du Rotax va permettre en outre de diminuer la consommation, de supprimer le risque de givrage carbu et mettre un moteur moderne dans une cellule éprouvée. Autre apport de cette installation : une diminution sensible de la trace sonore du fameux appareil aux ailes coudées. Enfin, le Rotax pouvant consommer de l’essence auto, cela contribuera à faire baisser les frais d’exploitation. C’est finalement une tripale Duc (au lieu d’une bipale prévue au départ) qui sera chargée de tracter la machine. Compte tenu du plus faible encombrement du Rotax, le capot moteur a du être rallongé. Le gain de masse global est significatif : plus de 60 kg… La charge utile ne devrait pas bouger beaucoup mais l’appareil ne sera plus qu’un trois places, typiquement adapté pour l’école. Côté tarif, Gilles préfère attendre pour faire ses comptes exacts. Mais le moteur 912 iS vaut 26000 euros ttc et l’hélice 6000. Les nouveaux capots, l’avionique nouvelle dédiée au moteur et la transformation amèneront le budget au-delà des 50000 euros ttc. A noter qu’une version est aussi prévue dans le STC avec le futur Rotax 915 de 135 ch. Cette fois, les vieux 140B gagneront en poids (100 kg de moins), en consommation (25 litres au lieu de 40) et donc en autonomie.