Depuis le 7 janvier, les travaux d’aménagement d’un poste avion type A320 ont commencé sur l’aéroport de Nantes, cela dans la zone nord. Les usagers de cette partie de l’aéroport, des pilotes privés, ont le sentiment de ne pas avoir été beaucoup écoutés… Mais aujourd’hui, les inquiétudes sont dans tous les esprits quant au déroulement des travaux. La proximité des engins de chantier fait en effet craindre chez tous les usagers un potentiel incident, plus ou moins grave.

Le cheminement des avions vers la pompe à essence est aménagé au plus juste, légèrement plus large que l’envergure des avions, en l’occurrence des DR 400. C’est à peine si un homme peut passer entre la grille qui indique la zone de chantier et l’appareil calé sur son axe. Résultat : il est particulièrement difficile d’aller à la pompe moteur tournant et tout le monde préfère tirer l’avion vers la station. Moins dangereux. Plus grave, les engins de chantier côtoient de manière proche les avions du club. Du jamais vu sur un aérodrome ou une plateforme aéroportuaire. Quand on sait les précautions dont il faut s’entourer pour venir sur une aire avion dans le secteur de l’aviation légère, il y a de quoi être surpris ou révolté selon son ressenti.

De plus, les engins circulent alors même que les avions légers sont moteur tournant. Et là, c’est sans doute beaucoup plus grave pour la sécurité. Tout est envisageable : atteinte à l’intégrité à une personne physique, collision entre un avion et un camion, tous les deux plein d’essence, etc. Tout le monde sait que dans ces moments particuliers (mis en route, point fixe), la moindre inattention peut être dramatique. L’activité aérienne est pour le moment limitée, compte tenu d’une météo peu favorable. Mais que risque-t-il de se passer si les beaux jours reviennent avec l’envie de voler ? Non seulement l’activité du club en sera grandement perturbée, mais la sécurité pourrait se détériorer, un peu plus. Enfin, une balayeuse passe 24 heures sur 24 pour nettoyer le sol. Là encore, cette proximité fait également craindre des risques de collision. Cette circulation aux abords des avions est pour le moins inédite. Les membres du club s’étonnent d’ailleurs de l’absence de réaction de la DGAC sur de telles menaces.

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