Pendant une longue période, depuis les années soixante-dix jusqu’à la fin des années quatre-vingt-dix, l’avionique à bord de nos avions était relativement simple. On pouvait dénombrer trois types de tableaux de bord relativement standards. Le minimaliste : composé du strict minimum, sans horizon ou conservateur de cap, un altimètre, un compte-tours et de la pression et température d’huile. Le VFR évolué : altimètre, conservateur de cap, voire un horizon, bille aiguille instruments moteurs, une radio et, comble de raffinement, un ADF ou un VOR. Les avions les plus performants et évoluant en IFR bénéficiaient d’un altimètre supplémentaire, d’une bille aiguille électrique, d’un éclairage de nuit et de moyens de radionavigation supplémentaires. Aujourd’hui, il est impossible de commander un avion avec un tableau de bord « à l’ancienne » ou il faut accepter de configurer son écran comme les pendules de nos pères ! Les raisons sont simples, l’électronique n’est plus réservée à une élite, la moindre montre Garmin destinée à l’aviation sortie ces deux dernières années embarque des processeurs dix fois plus puissants que ceux d’un Garmin GPS 100 AVD qui était le pinacle de la technologie en 1997. Les prix se sont écroulés grâce à la fabrication en masse d’appareils électroniques toujours plus puissants et miniaturisés.

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