Après un avis plutôt négatif de l’autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAFER) sur le projet CDG Express ( «à revoir en profondeur les analyses fournies ou les fournir quand elles n’existent pas» ), c’est autour de l’autorité gouvernementale, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), d’épingler le projet de liaison entre Paris et CDG. Cette autorité a vocation à donner un avis sur les grands projets du gouvernement. Il constate «la complexité du projet» et surtout il demande de «retravailler les modalités financières du projet et de vérifier la tarification applicable». Pour le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA), opposé au projet en l’état, cela éclaire le débat sur la mise en œuvre d’un projet onéreux qui ne présente pas de garantie de fiabilité de service, s’inscrivant dans une logique financière qui mettrait les compagnies une nouvelle fois à contribution. Le Scara souhaite être associé aux discussions, mais il souligne que d’autres alternatives sont possibles, notamment une utilisation de la ligne 17… Et pourtant, le Premier ministre a confirmé la construction de la ligne. Rappelons le coût de 1,7 milliard d’euros pour une ligne non automatique sur un réseau saturé. Les compagnies craignent qu’une taxe leur soit imposée pour compenser une éventuelle absence de rentabilité du projet.