Après la FNAM (Fédération nationale de l’aviation marchande) et le Scara (Syndicat autonome des compagnies aériennes), c’est au tour du SNPL de monter au créneau pour défendre le transport aérien français. L’un des représentants du syndicat, Érick Derivry, constate qu’avec ses 20 milliards d’euros de contribution annuelle, le transport est un vecteur stratégique du transport aérien français et malgré cela, il a perdu 10% de part de marché en l’espace de 13 ans, alors que le transport aérien a progressé de 5%. On se souvient que le SNPL avait été l’un des contributeurs du rapport Leroux sur la compétitivité du transport aérien. À ce titre et à l’occasion des élections présidentielles, le SNPL enjoint les candidats et le futur président à s’engager dans une politique volontariste instaurant une compétition équitable entre les compagnies aériennes du Golfe « ultrasubventionnées » et les compagnies low cost qui contournent le droit du travail en employant des travailleurs détachés. Il faut donc une nouvelle stratégie de l’État régulateur, une lutte contre le dumping social, un rééquilibrage du modèle de sûreté des aéroports, une répartition plus équitable du financement de la solidarité internationale, le SNPL fait, là, allusion à la fameuse taxe Chirac… Il fallait le dire, mais il n’est pas sûr que, dans une campagne où les égos de candidats comptent plus que leurs stratégies pour une nation, la voix des professionnels de l’aérien soit entendue.