Nouvelle péripétie, et pas des moindres, dans le projet de Boost : le syndicat majoritaire chez les pilotes, le SNPL, a voté contre le projet en l’état de Boost. Rien de totalement illogique à cela : depuis longtemps, le SNPL est vent debout contre le projet d’une nouvelle compagnie low cost, différente d’Air France avec son propre CTA. Ses membres considèrent que Boost est une vraie menace de démantèlement de l’entreprise. Même si dans le projet d’accord, ce risque paraît écarté. Les ténors du syndicat ont toujours pensé que c’était une voie déguisée vers le découpage. D’ailleurs, la question posée aux membres du syndicat était : souhaitez-vous externaliser notre activité ? Pas étonnant que les pilotes aient répondu non… C’est un peu comme si le principal aspect du projet de Boost était de saucissonner Air France, tout l’aspect développement d’une activité avec des développements de carrière à la clé ne serait qu’un contenu marginal du projet. Ce choix avait toutefois été largement accepté par l’ensemble des pilotes lors d’une consultation deux jours plus tôt… La stratégie du SNPL est d’autant plus étonnante que les pilotes attendent un projet qui, même s’il n’est pas parfait, a le mérite d’exister pour recréer une nouvelle dynamique.