Sans contre-temps majeur, le Sonaca 200 se dirige doucement vers une certification en VLA (Very Light Aircraft) pour mars 2018. Il est vrai, certes, qu’elle était attendue dans le planning prévisionnel pour fin 2017… Les essais de structures sont terminés : l’aile a été cassée pour mesurer sa résistance, les essais de train (lâcher de l’avion à 75 cm de hauteur à pleine charge) n’ont pas permis d’évaluer une déformation irréversible des lames de train, tout cela en corrélation avec la norme VLA. Tous les tests de décrochage sont également achevés, la dernière étape sera les essais de vrille, à la fois intentionnelles et non. Pour cela, la structure du fuselage a été produite avec une résistance de 4,4 G contre 3,8 pour la norme VLA stricte. Les prochains steps seront l’obtention du DOA (Design Organisation Approval) et POA (Production Organisation Approval). Le premier permet au constructeur d’avoir la main sur la conception, mais surtout d’intervenir sur les modifications qui devront hypothétiquement être apportées à l’appareil pour assurer sa navigabilité ainsi que la sécurité des vols. La détention du DOA n’est pas expressément nécessaire, certains bureaux d’études, voire l’EASA peuvent y suppléer, mais le détenir est plus efficient. Concernant le POA, il est en cours d’élaboration puisque les premiers éléments de l’appareil, aile, fuselage et empennage, sont déjà produits en série. La première version du Sonaca 200 à être certifiée sera équipée d’une avionique analogique, exceptée pour la partie analyse des paramètres moteur qui, elle, sera numérique. Par la suite, c’est le G500 Txi qui sera monté sur l’avion. Côté moteur, on reste sur le 914 de Rotax qui donne toute satisfaction pour le domaine de vol et l’usage futur de l’avion. Le 915 de Rotax, développant 135 ch pourrait être, plus tard, envisagé offrant alors la possibilité au constructeur d’augmenter la charge utile. Chez Sonaca, on fourmille d’idées et de projets. On réfléchit notamment à une version 4 places, voire 2+2, sans nécessairement être focalisé sur les moteurs autrichiens Rotax. Il faut une étude de marché plus fine que pour un biplace école. Une version voltige offrant +6 et -3 g est également à l’étude, de même que la monte de moteurs électriques… Aujourd’hui, le programme a déjà reçu une trentaine de pré commandes, pour un tarif de 175 000 euros. Il propose une masse à vide de 445 kg et une charge utile de 305 kg, sa vitesse de croisière sera de 115 kt avec un taux de montée de 750 ft/min. Son réservoir sera de 140 litres pour une consommation de 18 litres/heures. Ce sera donc un biplace école/voyage.