Début juin, le nom de Sonaca a teinté de manière particulièrement agréable à mes oreilles lorsque le Belge Pierre Van Wetter nous a appelés afin de nous proposer de convoyer jusqu’à nos bureaux le Sonaca 200. Dans ma tête, c’était à la fois un son puissant et rassurant car Sonaca est honorablement connu pour son activité aérostructure au service des grands avionneurs de la planète et c’était dans le même temps un son léger et heureux. En effet, je me suis immédiatement rappelé que Sonaca avait fabriqué sous licence au début des années quatre-vingt le Falcon d’American Aircraft, un ULM formule canard que j’avais pris grand plaisir à piloter. Cette machine, moderne pour l’époque, avait une caractéristique particulière, elle était monoplace et sans doute est-ce pour cela que l’aventure n’a pas fait long feu. Mais c’est aussi ce « petit » défaut qui a rendu le Falcon inoubliable en ce qui me concerne. Et voilà que Sonaca remettait le couvert ? Pas question de louper cela ! Mieux même, Jean-Michel et moi-même avons préféré nous rendre à Charleroi pour une immersion totale.

L’aéroport de Charleroi (EBCI) s’est vu accoler avec le temps l’appellation Bruxelles Sud, et celle-ci est justifiée car c’est devenu l’aéroport secondaire de la capitale belge grâce à la compagnie Ryanair qui s’est approprié les lieux comme elle l’a fait à Beauvais. Malgré cette activité commerciale soutenue, le contrôle aérien et le handling sont restés particulièrement « friendly » pour l’aviation générale de passage et les écoles de pilotage : trafic fluide à l’arrivée et pas d’attente au départ, malgré une seule piste en service.

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